Mon premier roman!

Désenchaînements
Tel est le titre de cette auto-fiction, véritable plongée dans le monde carcéral belge.
Une rencontre improbable entre Luna, animatrice d’un atelier d’écriture et le détenu Yassine, homme absolument hors norme!
Un texte engagé sur nos prisons intérieures et nos préjugés enfermants.
Une ode à la rencontre universelle…

La construction & le style

Le style est incisif, tantôt enragé tantôt poétique. La prison, cela ne donne pas envie de faire dans la dentelle! En outre, Yassine parle un langage de la rue, volontairement choquant et teinté de dialecte marocain. Ces mots sont traduits en note de bas de page. Le vocabulaire de Luna, en revanche, est parfois châtié, ceci afin d’accentuer le choc a priori des cultures.

Par ailleurs, ce roman inspiré d’une histoire vraie est écrit en cinq actes, à l’instar d’une pièce de théâtre jouée dans un lieu hautement symbolique.

  • Le premier: place le décor peuplé de personnages volontairement caricaturaux. Car le monde carcéral est rarement nuancé.
  • Le deuxième: comment le format de rencontre initialement collectif se transforme en tête-à-tête. Car tel est le destin de Luna et Yassine.
  • Le troisième: les premiers courriers officiels et lettres entre les principaux protagonistes. Car la prison est un monde de papier.
  • Le quatrième: un large éventail de propos thématiques échangés au travers de visites carcérales. Car la vie en prison est intenable sans soutien extérieur.
  • Le cinquième: une fin brutale ou pas. Car c’est vous qui en déciderez!

Chaque acte est introduit par une citation, pour leur portée universelle et lumineuse: Maya Angelou, Rûmi, Emma Goldman, Al-Kindi, Hafez, Andrée Chedid.

Chaque chapitre se termine par une musique. Ma playlist a pour objet de magnifier une ambiance ou un thème spécifique. Elle est disponible sur Spotify.

Le livre comme objet

Le fond de ce premier roman est également célébré par sa forme.

En effet, le livre constitue un bel objet :

  • Une couverture impactante, grâce au travail créatif de ma graphiste préférée, Evelyne Pinchemail
  • Un contact doux pour les mains, avec sa couverture au fini « soft touch »
  • Du papier écologique pour consommer autrement
  • Un format A5 pratique (15X 21), à emporter partout
  • Un confort de lecture grâce à la police à empattement Book Antiqua 11
  • Un poids raisonnable de +/- 190 grammes
  • Un volume de 150 pages intenses
  • Un prix abordable de 18,00 €

Extrait

Précautions

Vous allez bientôt pénétrer dans une prison, et, pour la première fois de votre vie, découvrir l’enfermement. La privation de liberté. De lumière. De perspective.

Rappelez-vous les consignes apprises, en particulier pour vous, madame, qui entrez dans ce lieu exclusivement masculin. 90% de nos maisons d’arrêt sont composées d’hommes.

Pas de maquillage, pas de signes extérieurs de séduction du sexe faible. Ni jupe, talons, bijoux ou falbalas. Aucun signe ostentatoire de féminité. Ne galbez pas vos formes – ne portez pas de soutien-gorge à baleines qui, par ailleurs, sonneraient au portique de sécurité.

N’oubliez pas que certains de ces hommes n’ont pas vu une femme de près depuis bien longtemps. Ils sont, comment dire, différents de vous, de nous. Ils ne sont plus totalement des êtres vivants. Ils ont rompu avec leur humanité première : celle d’exister pour ce qu’ils sont. Celle d’oser l’espoir des lendemains qui chantent. N’ayez crainte. Ils savent que vous arrivez néanmoins. Et bonne chance à vous, sacrée idéaliste !

Carte d’identité. Vous êtes désormais fichée comme intervenante en prison. Pas d’antécédents ? Casier judiciaire vierge ? Bien vierge ? Votre hymen nous intéresse potentiellement. Est-il déchiré, recousu ? À l’instar des destins que vous allez croiser.

Vous venez former des détenus ; c’est bien cela ? Vous êtes consciente qu’ils ne vous attendent pas ? Vous savez qu’ils ont juste envie de passer un moment en dehors de leur cellule ? Y faire tous leurs petits trafics auxquels, il est vrai, nous participons souvent. Mais cela, vous ne le verrez pas. Car vous entrez dans un monde où l’invisible règne en maître. Et le Maître, c’est le masculin. Ici comme ailleurs.

Vous savez que vous risquez de perdre votre temps ? Si vous saviez ce que vous allez voir …

Alors, toujours motivée ?

Et pourquoi venez-vous , d’ailleurs ? Qu’est-ce qu’une femme comme vous venez foutre ici ? N’avez-vous rien de mieux à faire dans la vie ? De votre vie ?

Dépouillez-vous de vos métaux. Enlevez tout ce qui est inutile. Laissez vos affaires dans un casier et dirigez-vous vers le sas de sécurité. Abandonnez tout lien avec l’extérieur. Ni téléphone, ni argent, ni papiers. Enlevez vos chaussures. Vous entrez nue et anonyme. Ici, vous ne serez personne en particulier. Vous ne vous démarquerez pas. Ou si peu.

Ne souriez pas. Montrez votre profil. Nous devons vous photographier, vous enregistrer, vous ficher. Nous voulons savoir qui vous êtes. Vos traits, vos origines, votre histoire sera désormais la nôtre. Vous ne nous échapperez pas. Tout comme notre état social actif le désire.

Soyez discrète, pudique. Il n’y a rien de beau ici, alors arborez un visage grave. Il n’y a pas de plaisir à espérer. De la solitude, oui. Du désespoir, assurément ! Tenez-vous bien. Tenez-vous mieux. Redressez-vous. Soyez digne !

Vous incarnez la probité. Pas eux. Vous ne vous ressemblez pas. Etes-vous toujours décidée à y aller ? Vraiment ?

Souhaitez-vous toujours entrer ici ? En êtes-vous bien sûre ? Vous pouvez encore changer d’avis. Comme dans la salle des mariages publics. Changer de cap. Car vous n’en sortirez pas indemne, croyez-nous. Nous savons ce que vous ignorez. Nous savons, nous qui venons gagner ici notre pain quotidien, au risque des insultes, des coups bas, des coups de couteaux. La violence est notre lot répétitif. Nous ne savions rien faire d’autre alors nous sommes venus nous exposer. Au pire. Jour après jour …

Ouverture des portes. Veuillez avancer et ne vous retournez pas. Bienvenue en enfer !

Mille sourires sardoniques et morts depuis la cage de verre des surveillants. Ici, pas d’oxygène. Pas de musique. Pas de modes. Pas de joie. De la merde institutionnalisée. Encore et encore, gravée dans le béton sale et sordide.

Bienvenue en prison, poubelle de nos démocraties honteuses.

♫ Orelsan – Basique

Le choix de l’autoédition

L’autoédition est devenue une véritable tendance aujourd’hui, probablement en raison des difficultés à pénétrer petit monde fermé de l’édition classique.

Finalisé en novembre 2020, j’ai envoyé plus de vingt manuscrits en Belgique et en France.

Hélas, seule une maison d’Édition (Espaces de Libertés) m’a gentiment répondu que ce roman était « intéressant et à l’écriture agréable » mais « qu’il ne correspondait pas aux essais publiés habituellement».

Persuadée que ce récit touchera le cœur et la raison d’un lectorat diversifié, j’ai décidé de réitérer l’heureuse aventure menée en décembre 2019 pour l’auto-édition de mon premier livre de développement personnel intitulé « Se changer soi pour changer le monde avec l’Ennéagramme – Carnet d’exercices ».
Ce roman a été édité en 500 exemplaires…

Comment le commander?

  • Une commande par mail que vous venez chercher à Linkebeek (18€): sophie@fetu.be
  • Une commande par mail, que vous recevez par Bpost (Belgique) en versant au préalable 22€ sur le compte: BE96 1325 1722 9505 (Sophie Fétu)
  • Egalement en vente à la librairie de Linkebeek, Once upon a time.

La presse en parle